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" Le Promeneur" ou balades du promeneur non solitaire, Blog d'Alain Bucherie

Pour le droit à l'alimentation saine !

8 Janvier 2010 Publié dans #POLITIQUE

ALIMENTONS LES REGIONS

Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,

Pour une politique foncière agro-écologique,

Pour l'emploi des jeunes

Faire de la question alimentaire une priorité en matière de

développement, ce n'est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis

auxquels l'humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la

biodiversité, changement climatique). C'est aussi et surtout ouvrir à l'ensemble

de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni

l'industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C'est répondre

aujourd'hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en

plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s'installer

professionnellement dans l'agriculture nourricière. C'est répondre aux difficultés

d'approvisionnement de la restauration collective en matière d'alimentation de

qualité et de proximité.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud

une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté

alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires

favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de

formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie

et de l’alimentation saine.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause les

politiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui consomment en

France l'équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la

disparition d’un département tous les six ans. C'est utiliser le foncier pour

changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de

nouvelles libertés, de nouveaux droits.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est freiner le

développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité

indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des

infrastructures de transformation et de stockage.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause un

développement économique qui s'accommode, depuis plusieurs décennies, d'un

niveau de chômage et de précarité salariale élevés, n'épargnant aujourd'hui

aucune classe sociale. Et qui, pour préserver des privilèges exorbitants de

quelques uns, conduit nos dirigeants à sauver sans contrepartie un système

financier malfaisant et injuste, en chargeant les contribuables, les salariés, et les

générations futures d’un très lourd fardeau, sans servir l’économie.

1 Alimentons les Régions

Faire de la question alimentaire une priorité conduit à :

permettre aux paysans de vivre de leur travail face aux exigences financières

de la grande distribution et de certains secteurs agro-alimentaires. Le

rapport récent de l'Observatoire des prix et des marges permet de bien

mettre en évidence que les producteurs (et notamment les producteurs de

lait) et les consommateurs sont les dindons de la farce d'une politique

publique qui vise à accréditer les slogans publicitaires et mensongers de la

grande distribution s’autoproclamant défenseur du pouvoir d’achat.

considérer que même si nous avons besoin de tous les agriculteurs, il faut

mettre un terme à une certaine agriculture qui nous nourrit de plus en plus

mal (développement des cancers, baisse de la fertilité) qui épuise et pollue

les sols et l'eau et qui détruit la biodiversité agricole et sauvage. Le

développement des algues vertes en Bretagne lié à la concentration de

l'activité porcine ou la disparition des zones humides du marais poitevin due

aux exigences hydrauliques démesurées des cultures du maïs en sont des

exemples parmi bien d'autres.

développer et valoriser la biodiversité agricole et sauvage (plantes et

animaux) dans les fermes, favoriser les échanges de savoir-faire et de

semences reproductibles entre paysans et jardiniers, promouvoir les races

animales locales rustiques et protéger le patrimoine régional contre les

OGM, la bio-piraterie et la concurrence économique déloyale ; diversifier la

production et favoriser l’autoproduction alimentaire.

concevoir des règles d’urbanisme qui freinent l’étalement urbain et qui

associent la construction de logements sociaux à l’accès à une parcelle de

terre agricole.

intégrer à l'instruction obligatoire une éducation au jardinage et à la cuisine,

afin de nous rendre moins dépendants des produits transformés de l'agroindustrie.

offrir à ceux qui le souhaitent, et notamment aux jeunes, la possibilité de

produire et distribuer une alimentation saine et accessible à tous et d’avoir

accès aux ressources (foncier, eau, semences reproductibles, petits

équipements, logement…).

 

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est donc l'affaire de tous.


Dans le prolongement de l'action « Alimentons l'Europe » lancée en mai

dernier par Minga et Nature & Progrès pour interpeller les candidats aux

élections européennes, les élections régionales de mars prochain doivent être

l'occasion de mettre ces questions au premier plan en invitant chaque candidat à

se déterminer sur des objectifs précis et quantifiés qui se traduiront notamment

par :

· un plan Emploi régional pour l'installation paysanne, articulé notamment

sur des processus d'apprentissage (initial ou continu), de recherche, de

formation et d'accompagnement pour promouvoir les projets de petite

taille et les techniques de culture agro-écologique, pour répondre entre

autres aux besoins de la restauration collective (hôpitaux, maisons de

retraite, cantines,..)

· une politique foncière ambitieuse pour protéger et développer la

production alimentaire, en priorité en périphérie urbaine

· un comité de suivi citoyen pour apprécier l'avancée de ce plan tout le long

de la mandature (veille citoyenne).

Aujourd'hui, la semence est devenue également une marchandise

confisquée par le droit de la propriété intellectuelle et la terre un objet de

spéculation sans précédent, alimenté notamment par l’étalement urbain et le

mitage de l’espace rural. La mise en débat public de ce sujet va donc soulever de

fortes oppositions. Ce n’est pas un hasard si les timides tentatives

réglementaires de protection n’aboutissent pas (loi de 2005 sur le

développement des territoires ruraux).

Forts de ce constat, nous appelons donc à la constitution d'une large

mobilisation citoyenne pour s’organiser autour de groupes régionaux afin de

concrétiser des propositions en rapport avec les territoires de chaque région

avant la fin de l'année.


A l'initiative de Minga, Nature & Progrès, Frères des Hommes

Premiers signataires

 

 

Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre France, Comité National de Liaison des Régies de Quartier

(CNLRQ), Coopaname, Action Consommation, Confédération Paysanne, Réseau Ecobatir, les AMAP d’Ile de

France, de Rhône Alpes, du Limousin et de la Région PACA, Terre de Liens Rhône-Alpes, Fédération Nationale

d'Agriculture Biologique des régions de France (FNAB), Fruits Oubliés Réseau,

Slow Food France, Agrisud International, Alliance Paysans, écologiste, consommateurs Loire, terre et

Humanisme, les AMAP de la Région Nord Pas-de-Calais,Fédération des amap de Picardie...

Personnalités :

Dominique Méda (agrégée de philosophie), Jean Gadrey (professeur d’économie), Jacques Testart (directeur

honoraire de recherches à l’INSERM), Isabelle Stengers (philosophe, Université Libre de Bruxelles),

Christian Jacquiau (diplômé d’expertise comptable), Christian Vélot (maître de conférences en génétique

moléculaire à l’Université Paris Sud

 

), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et

professeur à AgroParisTech), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement),

François Plassard (ingénieur en agriculture, docteur en économie), Olivier Porte (réalisateur), Gilles

Clement (paysagiste), Susan George (écrivain), Edouard Chaulet (Maire de Barjac)

Coordination inter-régionale :

site internet : www.alimentons-les-regions.fr contact@alimentons-les-regions.fr

 

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Pauline Collet 08/01/2010 12:56


Bonjour,
Je voulais vous adresser tout mon soutien pour avoir rejoint Ségolène Royal. Vous prouvez par cet acte que vous êtes fidéle à vos valeurs et que vous croyez en ce que vous faites.
J'espère que je purrais vous féliciter de vive voix à La Rochelle =)
Cordialement,
Pauline