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" Le Promeneur" ou balades du promeneur non solitaire, Blog d'Alain Bucherie

Détruire les chenilles processionnaires en ville.

23 Août 2011 Publié dans #jardins de la ville

 

Parc-Jean-Ferrat-Petit-Marseille-002.jpg Parc-Jean-Ferrat-Petit-Marseille-001.jpg

 

 

Face à l’invasion des chenilles processionnaires dans le quartier du Clos Margat, la lutte par piégeage et pose de nichoirs à mésanges, gros mangeurs de larves, les interventions manuelles des riverains et des employés municipaux ont permis dans un premier temps la destruction de 2 tonnes de nids ramassés cet hiver) . Mais il faudra abattre une cinquantaine de pins noirs d’Autriche autour des écoles et des aires de jeu, et les remplacer par d’autres essences dès l’hiver prochain.

D’autre part, un plan de dédensification sur 5 ans permettra de remplacer peu à peu les 800 pins concentrés sur Villeneuve – les- Salines et le Clos Margat.

Cette action s’est faite à la demande des Riverains inquiets des ravages de la chenille, mais soucieux aussi de leur environnement : certains en effet, désirent conserver les pins et s’en occuper.

 

Parc Jean Ferrat Petit Marseille 004 (1)

Un piège à papillon de chenille processionnaire installé dans un pin du Parc Jean Ferrat au Petit Marseille

 

Un exemple d'installation de nichoirs à mésanges sur des marronniers cette fois. Les mésanges également prédateursnaturels de la mineuse du maronnier, se nourrissent de la même façon de ces papillons nuisibles.

 nichoirs-mesanges.jpg

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Rochelais : buvez l'eau du robinet

22 Août 2011 Publié dans #AGENDA

‘’L’eau du robinet servi dans les crèches à Besançon’’ .Cette nouvelle parue dans un journal local apparaît banale. Et pourtant, elle fait figure d’innovation. A l’instar de plusieurs autres villes, Besançon (120 000 habitants, FR) a mené, dès 2007, une campagne publique visant à valoriser la qualité de son eau municipale pour la boisson.

 C’est un fait. Grâce à une gestion rigoureuse, publique et sérieusement contrôlée, les qualités intrinsèques de l’eau municipale, sa composition biochimique et son goût, n’ont rien à envier à l’eau en bouteilles commercialisée sous des marques diverses dont les familles remplissent régulièrement le coffre de leurs voitures pour approvisionner leur foyer.

 Mais voilà ! L’esprit commun pense le contraire. L’eau commerciale apparaît – sous l’effet de la publicité – comme la seule sûre, garantissant une origine pure, et qui serait dotée – si l’on en croit la publicité - de vertus spécifiques ! Et quand la santé est supposée être en jeu, on ne discute plus, on achète. Et on achète plutôt cher puis que le litre d’eau plate en magasin est en moyenne de 0,5 € (20% pour l’eau et 80% pour l’emballage), soit de 500€ le m3, alors que celle du robinet, qui ne nécessite aucun déplacement pour se la procurer et qui est toujours disponible, est fournie à 3 ou 4 € le m3, soit 150 à 250 fois moins cher ! En outre, sur la base (modeste) de 2 litres par jour pour une famille, cela fait 750 kg par an à transporter chez soi ! 

  

Distribuer l’eau en crèche municipale, c’est un pas de plus. C’est démontrer que la santé des bébés et très jeunes enfants – dont on prend grand soin - n’est pas en jeu. Et c’est la goutte d’eau qui fait déborder la patience des entreprises commerciales qui crient au scandale. Modérément, car elles n’auraient rien à gagner à un débat public dont elles ne sortiraient pas vainqueurs.

 Cette action a des conséquences inattendues : pour obtenir une très bonne qualité d’eau, il faut maîtriser les intrants agricoles du bassin qui alimente les captages. Un contrat a été établi entre la municipalité et les agriculteurs qui ont dû changer leurs pratiques pour s’orienter vers la production bio. En retour, la municipalité achète aux agriculteurs les produits bio pour les cantines des écoles.

Cet exemple montre qu’on peut inverser les tendances, promouvoir les circuits courts, retrouver un certain bon sens : transport en camion et en voiture supprimé, consommations énergétiques et émissions de CO2 évitées, entreprise locale heureuse, pouvoir d’achat préservé et une certaine fierté des habitants.

La Ville de La Rochelle distribue l'eau en régie directe depuis toujours, a protégé ses captages, a contractualisé avec des agriculteurs sur des terrains autour des forages, fournit des produits bios (plus de 20%) aux cantines scolaires (service municipal) ;

Rochelais et visiteurs, buvez l'eau du robinet !

Gérard Magnin, Energie-Cités

 

 

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