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" Le Promeneur" ou balades du promeneur non solitaire, Blog d'Alain Bucherie

La chasse aux Préparations Naturelles Peu Préoccupantes recommence

28 Janvier 2010 Publié dans #AGENDA


La chasse aux Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP), type « purin d’ortie »
recommence.
Aujourd’hui : l’huile de neem devient « un produit dangereux », à détruire en
tant que « déchet industriel spécial ».
Le Service Régional de l’Agriculture de Strasbourg (ministère de l’agriculture), par un courrier du 15 janvier 2010, met en demeure l’entreprise Viti.com de détruire 10 l d’huile de Neem en tant que déchet industriel spécial : DIS.
L'huile de Neem est un produit purement végétal traditionnellement extrait d’un arbre local par les populations asiatiques et africaines qui s’en servent comme insecticide, mais qui l’ingèrent aussi comme vermifuge. Elle fait partie de la liste des produits utilisables en agriculture biologique dans le règlement Européen et à ce titre utilisée dans de nombreux pays de la communauté.
.
PNPP est l’acronyme pour Préparations Naturelles Peu Préoccupantes, concept qui apparaît dans la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques N° 2006-772 du 30 décembre 2006.
Baptisé "amendement purin d'ortie", ce texte corrigeait la Loi d' Orientation Agricole du 5 Janvier 2006, qui excluait des produits autorisés quasiment tous les "produits naturels" en usage dans nos champs, nos jardins, nos villes..
Le législateur a clairement exprimé sa volonté de faciliter l’utilisation et la commercialisation des PNPP, cela a été confirmé par un amendement voté par le sénat, dans l'alinéa c), article 31, Chapitre III, de la Loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.
Non seulement, malgré les deux votes des deux assemblées, les Pnpp ne sont toujours pas clairement facilitées, mais l’administration classe certaines d’entre elles parmi les produits dangereux : est-ce parce qu’il s’agit d’un bien commun issus de savoirs populaires ? En effet une tentative de breveter le neem a heureusement été annulée après 10 ans de procès gagnés par les organisations paysannes indiennes et l’organisation mondiale de l’agriculture biologique.
Nous mesurons à quel point le discours sur la réduction des pesticides relève plus d’un plan communication que d’une réelle volonté de voir aboutir des alternatives.
Un nombre croissant d’utilisateurs (jardiniers, agriculteurs, collectivités locales..) et indirectement de consommateurs, soucieux de préserver l’environnement comme la santé humaine, manifestent constamment leur inquiétude auprès des élus.
Le Grenelle II doit être l’occasion pour les députés de réaffirmer leur volonté de faire cesser ce double langage.
Contacts:
Jean François LYPHOUT 05.53.05.28.44.
Didier BOUGEARD 06.07.01.25.67.
Vincent MAZIERE: 02.50.69.10.75. et 06.82.82.58.13 / aspro.pnpp@gmail.com
http://www.aspro-pnpp.org
Association pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants
« Le Pied de Chat » – 50490 – Muneville Le Bingard
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Les Bassines d'Aunis retoquées !

9 Janvier 2010 Publié dans #AGENDA

Une victoire contre les retenues de substitution, l'un des outils de l'agriculture intensive en région Poitou-Charentes

 

Deux Associations de protection de la nature et de l'environnement - Nature Environnement 17 et AIE 17 - avaient déposé des recours contre des autorisations préfectorales de création de retenues de substitution en Charente-maritime.

Le Tribunal Administratif de Poitiers vient de prononcer le 31 décembre les deux jugements suivants :

- Projet des 5 retenues du bassin du Mignon (communes de La Laigne, Cram-Chaban, La Grève) : annulation de l'arrêté préfectoral ;

- Projet des deux retenues de Benon et Ferrières : même décision ( particularités : la retenue de Ferrières était destinée au président de la chambre d'agriculture et ce projet avait déjà été condamné en 2006).

Quelques premiers commentaires, à chaud :

* Ces victoires sont l'aboutissement de plusieurs années de lutte juridique, mais aussi de contestations et protestations ( participation à l'enquête publique de nombreuses associations, manifestations diverses, dont une très récente,...).

Malgré les énormes pressions exercées sur de tels dossiers, la persistance finit par payer ;

* Pour nous, c'est l'agriculture intensive qui est condamnée (avec ses dégradations de la ressource en eau et sa destruction de la biodiversité), et non le stockage de l'eau proprement dit ;

* Dans les deux cas, en raison des motifs retenus par le tribunal, s'ils veulent relancer leurs projets, les promoteurs devront refaire un dossier de demande et une enquête publique ;

* Nous regrettons que les jugements viennent si tard car les travaux de construction des retenues, à des stades variables, sont commencés, parfois bien avancés (c'est le massacre du paysage près du Marais poitevin et près des villages). Le tribunal n'avait pas voulu nous suivre dans nos demandes de suspension des autorisations, car selon lui, il n'y avait pas urgence à suspendre les travaux...

* Cependant, aujourd'hui, les travaux de construction doivent être stoppés immédiatement, et le remplissage est évidemment interdit pour les retenues déjà bâchées. L'irrigation du maïs à partir de ces retenues ne commencera pas de sitôt.

* C'est un énorme gaspillage d'argent public. Les principaux financeurs (Conseil général 17, Agence de l'eau Loire-Bretagne, Etat) devraient s'interroger et avoir quelques regrets !

Le 08-01-2010 / Claude Matard

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Pour le droit à l'alimentation saine !

8 Janvier 2010 Publié dans #POLITIQUE

ALIMENTONS LES REGIONS

Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,

Pour une politique foncière agro-écologique,

Pour l'emploi des jeunes

Faire de la question alimentaire une priorité en matière de

développement, ce n'est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis

auxquels l'humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la

biodiversité, changement climatique). C'est aussi et surtout ouvrir à l'ensemble

de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni

l'industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C'est répondre

aujourd'hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en

plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s'installer

professionnellement dans l'agriculture nourricière. C'est répondre aux difficultés

d'approvisionnement de la restauration collective en matière d'alimentation de

qualité et de proximité.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud

une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté

alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires

favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de

formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie

et de l’alimentation saine.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause les

politiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui consomment en

France l'équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la

disparition d’un département tous les six ans. C'est utiliser le foncier pour

changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de

nouvelles libertés, de nouveaux droits.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est freiner le

développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité

indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des

infrastructures de transformation et de stockage.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause un

développement économique qui s'accommode, depuis plusieurs décennies, d'un

niveau de chômage et de précarité salariale élevés, n'épargnant aujourd'hui

aucune classe sociale. Et qui, pour préserver des privilèges exorbitants de

quelques uns, conduit nos dirigeants à sauver sans contrepartie un système

financier malfaisant et injuste, en chargeant les contribuables, les salariés, et les

générations futures d’un très lourd fardeau, sans servir l’économie.

1 Alimentons les Régions

Faire de la question alimentaire une priorité conduit à :

permettre aux paysans de vivre de leur travail face aux exigences financières

de la grande distribution et de certains secteurs agro-alimentaires. Le

rapport récent de l'Observatoire des prix et des marges permet de bien

mettre en évidence que les producteurs (et notamment les producteurs de

lait) et les consommateurs sont les dindons de la farce d'une politique

publique qui vise à accréditer les slogans publicitaires et mensongers de la

grande distribution s’autoproclamant défenseur du pouvoir d’achat.

considérer que même si nous avons besoin de tous les agriculteurs, il faut

mettre un terme à une certaine agriculture qui nous nourrit de plus en plus

mal (développement des cancers, baisse de la fertilité) qui épuise et pollue

les sols et l'eau et qui détruit la biodiversité agricole et sauvage. Le

développement des algues vertes en Bretagne lié à la concentration de

l'activité porcine ou la disparition des zones humides du marais poitevin due

aux exigences hydrauliques démesurées des cultures du maïs en sont des

exemples parmi bien d'autres.

développer et valoriser la biodiversité agricole et sauvage (plantes et

animaux) dans les fermes, favoriser les échanges de savoir-faire et de

semences reproductibles entre paysans et jardiniers, promouvoir les races

animales locales rustiques et protéger le patrimoine régional contre les

OGM, la bio-piraterie et la concurrence économique déloyale ; diversifier la

production et favoriser l’autoproduction alimentaire.

concevoir des règles d’urbanisme qui freinent l’étalement urbain et qui

associent la construction de logements sociaux à l’accès à une parcelle de

terre agricole.

intégrer à l'instruction obligatoire une éducation au jardinage et à la cuisine,

afin de nous rendre moins dépendants des produits transformés de l'agroindustrie.

offrir à ceux qui le souhaitent, et notamment aux jeunes, la possibilité de

produire et distribuer une alimentation saine et accessible à tous et d’avoir

accès aux ressources (foncier, eau, semences reproductibles, petits

équipements, logement…).

 

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est donc l'affaire de tous.


Dans le prolongement de l'action « Alimentons l'Europe » lancée en mai

dernier par Minga et Nature & Progrès pour interpeller les candidats aux

élections européennes, les élections régionales de mars prochain doivent être

l'occasion de mettre ces questions au premier plan en invitant chaque candidat à

se déterminer sur des objectifs précis et quantifiés qui se traduiront notamment

par :

· un plan Emploi régional pour l'installation paysanne, articulé notamment

sur des processus d'apprentissage (initial ou continu), de recherche, de

formation et d'accompagnement pour promouvoir les projets de petite

taille et les techniques de culture agro-écologique, pour répondre entre

autres aux besoins de la restauration collective (hôpitaux, maisons de

retraite, cantines,..)

· une politique foncière ambitieuse pour protéger et développer la

production alimentaire, en priorité en périphérie urbaine

· un comité de suivi citoyen pour apprécier l'avancée de ce plan tout le long

de la mandature (veille citoyenne).

Aujourd'hui, la semence est devenue également une marchandise

confisquée par le droit de la propriété intellectuelle et la terre un objet de

spéculation sans précédent, alimenté notamment par l’étalement urbain et le

mitage de l’espace rural. La mise en débat public de ce sujet va donc soulever de

fortes oppositions. Ce n’est pas un hasard si les timides tentatives

réglementaires de protection n’aboutissent pas (loi de 2005 sur le

développement des territoires ruraux).

Forts de ce constat, nous appelons donc à la constitution d'une large

mobilisation citoyenne pour s’organiser autour de groupes régionaux afin de

concrétiser des propositions en rapport avec les territoires de chaque région

avant la fin de l'année.


A l'initiative de Minga, Nature & Progrès, Frères des Hommes

Premiers signataires

 

 

Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre France, Comité National de Liaison des Régies de Quartier

(CNLRQ), Coopaname, Action Consommation, Confédération Paysanne, Réseau Ecobatir, les AMAP d’Ile de

France, de Rhône Alpes, du Limousin et de la Région PACA, Terre de Liens Rhône-Alpes, Fédération Nationale

d'Agriculture Biologique des régions de France (FNAB), Fruits Oubliés Réseau,

Slow Food France, Agrisud International, Alliance Paysans, écologiste, consommateurs Loire, terre et

Humanisme, les AMAP de la Région Nord Pas-de-Calais,Fédération des amap de Picardie...

Personnalités :

Dominique Méda (agrégée de philosophie), Jean Gadrey (professeur d’économie), Jacques Testart (directeur

honoraire de recherches à l’INSERM), Isabelle Stengers (philosophe, Université Libre de Bruxelles),

Christian Jacquiau (diplômé d’expertise comptable), Christian Vélot (maître de conférences en génétique

moléculaire à l’Université Paris Sud

 

), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et

professeur à AgroParisTech), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement),

François Plassard (ingénieur en agriculture, docteur en économie), Olivier Porte (réalisateur), Gilles

Clement (paysagiste), Susan George (écrivain), Edouard Chaulet (Maire de Barjac)

Coordination inter-régionale :

site internet : www.alimentons-les-regions.fr contact@alimentons-les-regions.fr

 

:
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Double peine pour avoir pris un tour d'avance !

3 Janvier 2010 Publié dans #POLITIQUE

                                              Le Collège exécutif des Verts, à la demande du conseil d’administration régional, a prononcé ma suspension pour ne pas avoir appliqué la directive nationale de stratégie d’autonomie au 1er tour, pour les prochaines élections régionales (suspension d’un mois à compter du 8 décembre).

                                                    Le collège régional s’apprête à me condamner à une double peine, jeudi 7 janvier, avec une volonté d’exclusion définitive.

                                                   

Lors que les Verts de Charente maritime ont refusé l’alliance avec Génération Ecologie en 1993, présentant leur propre candidat contre André Dubosc,

Lorsque les Verts de La Rochelle ont décidé de s’allier aux municipales de 1995 avec Michel Crépeau, créant ainsi la Gauche  plurielle, bien avant M. Jospin, ou en 2008, quand ils ont choisi l’union avec Maxime Bono, alors que les directives nationales prônaient l’autonomie au 1er tour pour toutes les villes de plus de 50000 habitants ;

 Lorsque les Verts de la Vienne, en 1998, ont décidé une liste autonome aux élections régionales, alors que les 3 autres départements de Poitou avaient choisi l’union ;

 Aucune sanction n’a été prise à l’époque, laissant les contextes locaux l’emporter sur les décisions d’appareil.

 

Les Verts sont ils devenus un Parti autoritaire et centraliste, ne laissant ni autonomie ni appréciation ni liberté aux régions ou aux groupes locaux ;

Les Verts deviennent ils un Parti où la logique d’appareil prime sur les individus ; combien de conseillers régionaux sortants ou de militants locaux sincères restent sur le côté, pour laisser la place à des opportunistes labellisées Europe Ecologie ?

 

Je regrette cette dérive, et cet acharnement contre ma décision ;

Le fait d’avoir un tour d’avance sur ses camarades vaut il une double peine ?

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